Bienvenue sur le blogue des Camps Espaces Jeunesse!

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous lançons notre blogue! Nous souhaitons ardemment que vous serez nombreux à le nourrir en réagissant à nos articles et en nous faisant part de vos points de vue.

Si notre page Facebook nous permet de demeurer en lien avec vous et de vous faire part de toutes nos nouvelles, le blogue se veut plutôt un lieu de discussion sur des questions de fond et réflexions qui nous tiennent à coeur, notamment en ce qui a trait au développement de nos camps, au futur des camps en général, à la jeunesse et autres préoccupations sociales qui nous concernent.

Au plaisir de vous lire et d’échanger avec vous!

Pendant son camp, mon enfant vivra-t-il toutes les activités annoncées?

Un camp doit d’abord être un endroit de plaisir, un endroit où un jeune veut pratiquer toutes les activités qu’il a identifiées sur le site internet et dans les dépliants. C’est un endroit de vacances où on désire échapper à l’organisation du quotidien que l’on vit les jours d’école avec ses stress, et ses horaires chargés et minutés. Le camp de vacances est bien sûr un endroit où il y aura certains stress, par exemple celui de se retrouver à l’arrivée dans un nouveau milieu, avec des jeunes inconnus pour un séjour à l’extérieur du foyer. On ne peut  évidemment débuter un séjour en ignorant ces premiers défis. En conséquence les activités d’intégration constituent le premier champ d’intervention et font partie intégrante de la programmation. Il en est ainsi jusqu’à la fin du séjour; tout ce qui se déroule au camp est considéré comme une activité : arrivée, départ, repas, douche, préparation au dodo, déplacements et ACTIVITÉS. Dans ce contexte, le principal défi de la direction est de mener cette vie de camp organisée, mue par un horaire bien réglé établi d’avance, sans faire ressentir de pression ou de stress aux campeurs

La programmation n’est pas improvisée et elle tient compte de multiples facteurs : l’âge des jeunes, la durée de séjour, la capacité d’accueil des plateaux, les choix du jeune, le nombre d’enfants, l’équilibre de l’horaire entre les activités motrices exigeantes physiquement et celles plus calmes, les activités en petit groupe versus les activités de grand groupe, etc. Le déroulement de la programmation, c’est-à-dire l’horaire, peut lui être influencé par divers éléments : la sécurité du jeune, les moments privilégiés dans une vie d’équipe, les passions transmises par animateurs, les thématiques proposées, la météo, les imprévus, etc.

Il est donc improbable qu’un jeune puisse toucher à toutes les activités offertes au camp en un seul séjour. À titre d’exemples, une excursion sur la rivière bien planifiée ne peut avoir lieu si les prévisions météorologiques la rendent dangereuse; elle est alors reportée voire annulée si le temps et la météo ne sont pas au rendez-vous. La découverte d’une tortue géante sur le terrain est aussi un bel imprévu qui crée un moment magique susceptible d’occasionner un réaménagement d’horaire.

On a beau tout programmer, la vie dans un camp de vacances ne se déroule jamais comme elle a été planifiée et c’est ce qui fait sa force.

Activités Camp de Portneuf / Activités Camp Val-Estrie

Le programme vacances famille prend forme!

Depuis plusieurs mois l’équipe d’Espaces Jeunesse travaille à la mise sur pied d’une programmation vacances famille au Camp de Portneuf. D’ailleurs dans les prochains jours, nous serons en mesure de mettre en ligne les détails de ce programme qui verra le jour au mois de juin 2011. Nous avons très hâte de vous partager le tout et nous souhaitons que vous serez nombreux à participer à cette première édition!

Avez-vous déjà séjourné en camp familial? Qu’attendez-vous d’une telle expérience? Déjà nous pouvons vous confirmer que les séjours offerts seront de 2, 5 et 7 nuits et que les enfants pourront bénéficier d’une animation de type camp de jour. Pour ce qui est des repas, il sera tout aussi possible aux familles de profiter du service de cafétéria que d’être hébergés dans un chalet avec cuisinette. 

Mais encore? Quelle est la formule idéale pour vous?

  • Combien de personnes une unité d’hébergement devrait-elle pouvoir accueillir? (Nombre d’adultes et nombre d’enfants)
  • L’idée de vous joindre à une seconde famille que vous connaissez et de partager un chalet avec celle-ci vous apparaîtrait-elle intéressante?
  • Quelles facilités devrait idéalement contenir chaque lieu d’hébergement?
  • Quelles facilités devraient être disponibles sur le site?
  • De quel type d’animation aimeriez-vous bénéficier? (Enfants seulement? Famille seulement? Enfants et adultes séparément? Autre?) Quelles activités souhaiteriez-vous faire au camp?
  • Combien vous attendez-vous à payer pour de telles vacances?
  • Avez-vous des réserves face à cette formule de vacances?
  • Quelles sont les dates idéales?

La discussion est lancée! Faites-nous part de vos expériences, préférences et attentes!

Les camps de vacances: un héritage menacé?

L’Association des camps du Québec célèbre ses cinquante ans cette année. Si au départ elle comptait une poignée de membres, tous camps de vacances, elle a au fil du temps étendu son cadre d’action, notamment par l’intégration des camps de jour et des classes nature. D’ailleurs dans le cadre de son dernier congrès tenu tout récemment, l’Association des camps signait avec l’Association québécoise du loisir municipal une entente visant les camps de jour opérés par les villes. Elle annonçait également à ses membres la mise en vigueur, en 2011, de normes de certification relatives à l’accueil de groupes et aux vacances famille. Autant d’orientations qui contribuent à l’élargissement de son champ de préoccupations, il faut le dire, déjà très vaste. Mentionnons au passage que certains de ces projets étaient dans l’air depuis plus de dix ans, et qu’il était important qu’au-delà des échanges, on en vienne aux gestes.

 De la mission aux affaires : une évolution nécessaire

 L’Association des camps est née d’un partenariat entre quelques camps de vacances, ses membres fondateurs, tous des structures d’accueil opérant des programmes comprenant l’hébergement, l’alimentation et l’animation d’activités de plein air visant l’éducation, le développement de la personne. Les camps de vacances sont, pour une bonne part, issus d’œuvres d’été de communautés religieuses qui ont par la suite légué ce patrimoine ou l’ont laïcisé pour le confier à des corporations sans but lucratif qui devaient poursuivre leur mission. Au fil des ans, certains camps sont devenus des œuvres de fondations ou des entreprises d’économie sociale. De nouveaux camps de vacances se sont également créés grâce à l’implication financière de gens d’affaires qui avaient la préoccupation de développer des activités lucratives de plein air.

Si l’héritage laissé par les communautés religieuses a bien servi les camps en termes de mission, de valeurs et de programmation, peu d’organisations avaient l’expertise et la capacité financière pour affronter le monde des affaires. Or de nos jours, peu importe leur statut, les camps de vacances sont des organisations qui carburent encore et toujours à la mission, mais ce sont également des entreprises à part entière avec tous les impératifs de gestion que cela implique en ce qui a trait aux questions administratives, aux ressources humaines, aux communications et au marketing, au développement, à l’évolution de la technologie, aux immobilisations, au financement, au service à la clientèle, etc. Et comme toutes les entreprises, ils doivent enregistrer des surplus financiers qui leur permettront d’assurer leur pérennité et leur développement.

Pour plusieurs camps de vacances, cet état de fait n’est pas encore évident même aujourd’hui. En effet, les camps qui doivent financer leurs opérations, s’ils ne sont pas soutenus par des mécènes ou par des fondations, doivent trouver leur place dans un contexte de turbulences économiques et démographiques et d’évolution culturelle. Délabrement des installations, problèmes de recrutement et formation du personnel, difficultés de financement sont le lot de plusieurs. Pour survivre et se développer, bon nombre opèrent des services complémentaires à leur mission, questionnant périodiquement le poids et les énergies de la partie complémentaire versus ceux de la partie principale de la mission.

Des enjeux distincts

 L’Association des camps réunit aujourd’hui un large éventail de membres opérant des programmes d’animation dans divers milieux : institutions d’enseignement, centres communautaires, locaux municipaux, musées, attractions touristiques, etc. Si plusieurs préoccupations sont communes à tous, certaines d’importance capitale ne concernent que les camps de vacances qui, il faut le dire, vivent une période de crise. Cette situation menaçant la survie des camps en a d’ailleurs poussé plus d’un à des réajustements d’importance avec toute la créativité, l’imagination, la débrouillardise, la détermination qu’on leur connaît; plusieurs autres ont également amorcé un processus de mise à jour nécessaire. Pour ces raisons, et considérant les récents développements au sein de l’Association des camps, il serait important que cette dernière fasse une place particulière à la discussion sur ces enjeux qui découlent de l’histoire des camps de vacances et des caractéristiques qui leur sont propres.